Test de Monument Valley [Mobile]

Test de Monument Valley [Mobile]

Test de Monument Valley [Mobile]

Test de Monument Valley [Mobile]

Test publié le: 24 avril, 2014 à 19:41
Mis à jour : 24 avril, 2014 à 19:57
Par Philippe Hays | Voir la fiche du mobile Monument Valley


Ne cherchez plus. Le jeu de l’année a été lancé le 3 avril dernier sur iOS, et est annoncé disponible pour Android à la fin du mois d’avril. Son nom ? Monument Valley. Son éditeur ? ustwoTM, un éditeur de jeux londonien qui vient de lancer un ovni dans l’univers du jeu pour tablette, finalement décliné aussi pour smartphones : Monument Valley.

Ida, la princesse silencieuse, et un univers à la Escher

monument-valley-test-01

Ida est le personnage principal que vous allez aider à avancer tout au long des 10 chapitres du jeu. Elle se réveille, apparemment perdue au sein d’une architecture étrange, au moment où vous démarrez le jeu. Au fil des chapitres, l’histoire se dévoile. La princesse silencieuse évolue au milieu du peuple des corbeaux – des corbeaux, pas des corneilles comme dit parfois ailleurs – mais doit les éviter pour pouvoir poursuivre son chemin.

La beauté du jeu vient tout à la fois des sons et des graphismes minimalistes, mais aussi de l’univers absolument magnifique qu’il développe. Ida avance au sein d’architectures à la M.C. Escher. Si vous ne voyez pas très bien de quoi il s’agit, allez jeter un coup d’œil ici. Vous y découvrirez l’univers de ce génial créateur néerlandais, ses escaliers inversés ou infinis, ses perspectives impossibles, ses ruisseaux en boucle toujours descendante, bref son univers particulier. Dans chacun des chapitres de l’histoire, les architectures au sein desquelles Ida évolue sont construites sur le même mode.

Un jeu de réflexion absolument magique

monument-valley-test-02

Il s’agit donc d’aider Ida à mener à bien sa quête, sans savoir au départ ce qu’elle peut bien être. Il faudra l’aider à parcourir les différentes architectures, fixes un temps mais mobiles par moments, pour passer d’un point à un autre, terminer chaque tableau (pardon, chapitre) de l’histoire et pour pouvoir passer au suivant. Ce monde architectural qui de temps en temps se désarticule lentement, est absolument surréaliste.

On se prend vite au jeu, à tenter de comprendre les trompe-l’œil, les illusions d’optique et à influer sur les mouvements des blocs, des escaliers, des murs pour permettre à la princesse Ida d’avancer. Les univers sont suspendus, dans le ciel, dans les nuages ou au-dessus de l’eau. Rapidement, la notion de haut et de bas disparaît et la notion de gravité avec. C’est le principe même des dessins de M.C. Escher et de leur univers. Et le rendu du jeu est d’une qualité telle qu’on s’y fait très vite et qu’on y prend même plaisir. A l’impossible de ce jeu s’associe naturellement une poésie inédite, envoutante, universelle et qui vous marquera pour longtemps.

Une jouabilité simplissime, et des partages possibles

Ici, on ne fait pas avancer Ida. C’est elle qui se déplace au gré des chemins que l’on libère. On comprend très vite comment faire glisser ou tourner les blocs et les escaliers, comment les faire apparaître, en cliquant, en glissant ou en tournant le doigt sur les différents éléments graphiques et architecturaux. La difficulté est qu’il faut s’accommoder des illusions d’optique, qui constituent le cœur du jeu de réflexion.

A la fin de chacun des chapitres, les concepteurs du jeu ont prévu une fonction « prise de vue » qui permet de partager l photo sur les réseaux sociaux. Ils ont conçu leur jeu également comme une succession de tableau, dont chaque chapitre pourrait être imprimé et punaisé sur un mur au titre de la qualité de son rendu graphique.

iOS pour l’instant et Android bientôt

Le jeu a d’abord été pensé pour tablette, et même pour iPad dans un premier temps. ustwoTM a fini par le développer pour pouvoir être utilisé aussi sur iPhone (4, 4S, 5, 5c, 5s) et sur iPod Touch. Un version sera bientôt disponible pour les tablettes et smartphones Android aussi. Dans sa version actuelle, il vous faudra un iOS en version 6 ou ultérieure et disposer de 147 Mo libres sur votre appareil – sans doute un peu moins sous Android, comme très souvent. Notez bien que vous n’y jouerez qu’en anglais, sauf si vous parlez aussi chinois… Mais les dialogues sont minimalistes, et les musiques sont, elles, universelles !

Notre verdict

Monument Valley est loué partout comme vraisemblablement le jeu de l’année 2014. C’est un ovni, mêlant poésie et réflexion, simplicité des graphismes, des musiques, des dialogues et des interactions avec la complexité des architectures et de leurs mouvements. Mais surtout cet univers est construit sur une histoire parfaitement cohérente. On le découvre au fur et à mesure pour comprendre, en fin de jeu, que le peuple des corbeaux a un passé et qu’il a aussi un avenir.

Le jeu n’a pas une durée de vie très longue, deux ou trois heures tout au plus. Mais il vous réservera un après-midi de pur bonheur. Les 10 chapitres sont actuellement peut-être un peu courts. Nous attribuons donc un 19 / 20 à Monument Valley. Mais les développeurs ont déjà promis de travailler sur des chapitres supplémentaires, à venir. Et à moins de 4 $, vous vous offrirez un voyage hors du temps, dans un monde étrange et poétique qui ne vous quittera plus, même une fois l’application refermée.

Note finale: 19/20



Bio de l'auteur Philippe Hays:
Bien qu'ayant peu pratiqué les jeux sur console, je me suis en revanche très vite intéressé aux ordinateurs familaux dans un premier temps, et aux jeux sur Mac ou PC ensuite. Aujourd'hui, la formidable explosion de jeux en ligne, et notamment sur tablettes et smartphones, est pour moi un sujet d'intérêt tout particulier. Les progrès incessants des équipements et des logiciels en font en effet un domaine d'étude tout à fait passionnant.


Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l'auteur et ne reflètent pas nécessairement celles du site LeGamer.com

Commentaires sur Test de Monument Valley [Mobile]